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LA PSYCHANALYSE

"Freud a fendu la muraille de chine de l'ancienne psychologie", selon l'écrivain Stefan Zweig. 

 

Pour comprendre ce dont il s'agit, il faut remonter à la source, fin du XIXème siècle à Paris et à Vienne deux grands pôles intellectuels, un petit nombre de médecins précurseurs vont faire rupture avec les idées et méthodes psychiatriques bien impuissantes face aux problèmes de l'époque. Jusqu'ici, l'on cherchait l'origine des troubles psychologiques uniquement dans le corps. Principaux coupables : l'utérus et les nerfs. Nombreux travaux vont s'évertuer à démontrer l'importance du psychique, de l'inconscient, et amener la profession à s'intéresser au sujet, c'est-à-dire à prendre en considération un individu ayant un vécu, une histoire, des souvenirs, un langage, une famille et non pas simplement un réseau d'organes fonctionnel ou dysfonctionnel. 

La psychanalyse est née sur ce terrain révolutionnaire et n'a cessé d'aller de l'avant, de découvertes en controverses, et alimenter la littérature spécialisée. D'abord Freud et les pionniers, Sandor Ferenczi, Karl Abraham, C.G Jung pour les plus connus, puis rapidement Mélanie Klein, Donald Winnicott, Wilfried Bion, Jacques Lacan, Margaret Mahler, Didier Anzieu, André Green et bien d'autres qui ont su remettre en question et repousser les limites de la connaissance, avec pour finalité une compréhension toujours plus pointue des hommes et des femmes, mais aussi des enfants et maintenant des adolescents. 

Nous avons le sentiment que toutes ces avancées enclenchées au siècle dernier se trouvent de plus en plus menacées par les discours contemporains s'auto-réclamant de la science, qui ne mesurent pas à quel point ils sont régressifs quand ils tentent laborieusement de réduire de nouveau le sujet à son fonctionnement organique, et notamment cérébral, sous couvert de nouveaux signifiants tels que les troubles neuro-développementaux par exemple, et dont les arguments thérapeutiques ne peuvent se limiter qu'à "soigner des malades" par le moyen de molécules chimiques, des ECT (éléctro-convulsions) ou de certaines thérapies dites "brèves" faisant abstraction de la parole. Ces solutions court-termistes semblent bien s'accorder non seulement aux logiques économiques du tout-se-vend mais aussi aux exigences du tout-tout-de-suite qui caractérisent bien notre époque acculée sous les faisceaux lumineux de la machine néo-libérale. 

La psychanalyse, dont l'exercice de la parole est le centre névralgique, devient au fil du temps, en plus d'une méthode thérapeutique, une de ces rares enclaves de liberté.